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: REVIEWS


FLESH:ON:STEEL "Notausgang" [typ-001]

FUNPROX by Ikecht.
Again a new label has arisen. This time not hailing from barren ground, but from the French radio-show Archetyp. A radio-show that has special interest in ambient and neo-folk music. So not too surprisingly, Flesh:On:Steel is a French project creating ambient music.
Drones fill the ears of the listener, as the disc starts playing. Combined with some speech-samples, that most of the time are just out of the interpretable sound-range, these are the main building blocks of the music on this disc, that resides somewhere between dark-ambient and death-industrial. Coming up in my mind are “The Unquiet Void” and “Leviathan” as comparisons, but that misses out on some aspects and overestimates on others.
Anyway, the music is good, to say the least. Well build up, keeping the tension within the songs, though sometimes ending on a bad note (for instance the very good title track of this disc, that ends with a sample of a German beer-song). Some other samples just don’t seem to get the best fit with the music, but overall this disc is really a release that will please the ears of many a dark-ambient listener.

Elegy Magazine by Barberousse.
Notausgang est la première sortie sur le jeune label français Archetyp qui depuis quelques mois maintenant nous offre un aperçu de son bon goût grâce à sa radio en ligne. A l'écoute de cette radio très axée dark ambient mais qui sait aussi s'ouvrir à d'autres univers, nous pouvions nous attendre à une première production très atmosphérique. Et Notausgang est effectivement très sombre et très ambient. Dès le premier titre, l'ambiance est posée, lourde, oppressante, dense et compacte, type fin du monde, et bien entendu cela ne va pas s'améliorer avec la suite... Ne vous laissez, par conséquent, pas abuser par les samples de voix qui pourraient faire croire qu'une humanité survit dans ce monde, car sous cette chair tonne l'âme des machines et cellent-ci règnent sur cet album sans partage ni pitié. Ecouter Notausgang c'est assister, impuissant, au règne du metal qui fouillerait les souvenirs d'une humanité soumise et écrasée, c'est parcourir des kilomètres de béton résonnant de bribes de discours humains couvert par les grondements des respirations méphitiques de l'industrie. Suffocant ! Flesh:on:Steel peut être fier de lui-mais une machine peut-elle être fière ? Voici un premier album de dark ambient indus qui tranche heureusement avec la dernière vague ambient venue du Nord et qui avait tendance à sombrer dans la parodie soporifique.

Guts Of Darkness by Twilight.
Un décor d'usine désaffectée, des câbles qui pendent, des couloirs sombres...un bruit qui se lève, comme si la mer pénétrait cette Métropolis sous-terraine, un souffle organique qui semble indiquer que sous la rouille et le métal bat une vie, une vie presque organique...Ainsi s'articule l'univers de Flesh:on:steel; alors que des projets comme Inade ou Lustmord semblaient chercher à percer les secrets de l'univers, à explorer les pulsions qui veinent la terre, la matière, le Français, tout en oeuvrant dans une voie similaire donne l'impression de disséquer un matériau industriel, des structures en décomposition, témoins d'un passé glorieux peut-être mais laissées pour l'heure à l'abandon, des éléments crées par l'homme et abandonnés, reniés par lui, d'où cette touche de mélancolie qui affleure parfois (la fin de 'The last resort'). Tel un Frankenstein, Flesh:on:steel y plonge son électricité pour réveiller les pulsations endormies, dénicher la part de vie qui subsiste du spectre. Parfois grondantes, les énergies se libèrent par à coups brusques (les structures quasi tribales de 'Notausgang'), au point d'effrayer parfois. On n'invoque pas impunément les esprits de la rouille et cette forme de vie organique qui émerge soudain de sa transe prend des formes terrifiantes, sombres, tout engourdies encore de cette mort lente que l'abandon de ses géniteurs lui a imposé...pourtant, au milieu des échos sans fin, des grondements, crissements, infrabasses, on en vient presque à éprouver une forme de tendresse qui peut se muer en sourir (les samples de guggenmusik de la fin de 'Notausgang', ceux du début de 'Far away from home') pour cette énergie qui se tord, grogne, tente de briser sa gange de rouille...en vain; son destin était inéluctable et après un ultime rugissement ('Continuum'), c'est la chute, fatale et définitive... Pour sa première signature, le tout jeune label Archetyp a eu du nez, dans un style aussi surchargé que l'ambient indus, il a réussi à nous dénicher une petite perle du genre qui, malgré quelques longeurs (le petit bémol sur une ou deux pièces), surprend encore par l'efficacité de ses structures, la puissance de ses atmosphères et la cohérence de son travail. Nul doute que les amateurs du genre y trouveront leur bonheur.5/6

La Gouttière by Wump.
L'accouchement de cette chronique fut plutôt difficile. En effet, ce premier disque de Flesh:on:Steel (F:O:S) nécessite une attention toute particulière pour quiconque veut profiter de la richesse de certaines compositions. Cette remarque peut sembler des plus banales, néanmoins cette oeuvre m'a surtout séduit pour certains passages atypiques distillés savamment à travers des ambiances lourdes et pesantes. En effet, la ou d'autres ont peut-être un peu trop tendance à ne mettre l'accent uniquement que sur la cohérence musicale, F:O:S semble vouloir prendre l'auditeur à contre-pied. Cela passe notamment par l'utilisation de certains samples vocaux, tels que ceux mis en place dans le titre éponyme ou dans Machine to machine, rust to rust, ou via l'incrustation de passages à consonnance ethnique, comme c'est le cas sur l'excellent Continuum avec son spectre aborigène en début de titre. F:O:S n'oublie pas non plus de rester fidèle au genre dans lequel il évolue, j'entends par là que les aficionados d ambiant/indus seront comblés.
Au final, cette première sortie sur le label Archetyp est une réussite, et ce qui arrive s'annonce des plus prometteurs.5/6

Broken Dolls by Julian.
Notausgang, premier album de Flesh:on:steel et également première production du label Archetyp, nous plonge sans détour dans un univers froid et industriel, à la fois mécanique et organique. Notausgang signifie littéralement "Sortie de secours" en allemand. Paradoxe amusant, car l'album nous fait voyager dans un lieu oppressant, dégageant une certaine sensation de claustrophobie. C'est ici qu'il nous emmène, perdus dans cette usine désaffectée, lieu normalement vide de toute vie. Le décor s'installe.
Soudainement l'électricité, élément maître de cet album, fait irruption dans ce théâtre d'abandon et semble transmettre la vie partout là où elle passe, autant dans les enchevêtrements de câbles que dans les obscures méandres des machines. Peu à peu tout prend vie, l'énergie se répand et anime chaque pièce, chaque élément. Les câbles se tortillent et frétillent comme mus par une force invisible, la mécanique, pourtant rouillée, et les assemblages divers s'actionnent à leur tour et s'illuminent. Peu à peu, tout ce chaos s'organise pour donner naissance à une funèbre parade. Cette fantômatique parodie tend à prendre fin de la même façon qu'elle s'est construite, ce malgré les grondements de ses machines. Petit à petit tout se calme, la mécanique s'étouffe dans un dernier rugissement erratique pour ne laisser place qu'au néant, à l'absence de vie.
Bien que quelques morceaux soient un peu long à mon goût, l'ensemble est plutôt réussit. :Teewee: nous sert avec Notausgang une sorte de comptine industrielle tant par la structure que par le thème de son album. Une pièce d'ambient-industriel tirant par moment sur le drone, mais toujours de façon mesurée, ce qui à mon sens donne à ce titre un côté plus accessible que la plupart des productions du même genre.

AXESS CODE by RevCo.
Pour sa première signature, le tout jeune label Archetyp a eu du nez, dans un style aussi surchargé que l'ambient indus, pas évident de sortir un album qui se tienne et ne lasse pas.
Une bonne tranche d'indus ambiant nous arrive donc du avec FLESH ON STEEL, une carcasse d'acier qui s'avance inexorablement vers nos tympans inquiets. Percussions sur grilles de fer sur fond de drones lancinant, lorgnant par moment vers des plages me rappelant des choses comme Cruenta Voluptas de Non et tant qu'on est dans les comparaisons, je citerais aussi les nouveaux aux dents pointues de l'atmos-indus : Cheerleader 69, Westwind, BB3, Triatoma ou Dusk Of Hope ; ce genre de sons et d'atmosphère semble être en pleine expansion dans l' hexagone pour le plus grand bonheur de mes ouïes et je suis surpris de la personnalité propre qui se dégage de chacun de ces projets cotonneux. ‘I saw a ghost in the mirror,' … ‘…and it laughed back at me', mystère et paranoïa se côtoient Flesh On Steel voit des fantômes et communique avec eux. Le morceau ‘Notausgang' sur lequel s'éveillent des percussions plus dures que vers le début de l'album, samples de variétoche disco allemande hyperkitsch, croisement de voix affolées et insensées dans tous les sens comme dans les films lorsque les poltergeists sont de sortie… apporte une touche d'humour parmi tous ces paysages inquiétants. Chez Flesh On Steel comme chez Triatoma ou Thar Mapsal, il y a énormément de sons auxquels prêter l'oreille aussi l'écoute n'est pas lourde et ne repose pas uniquement sur l'hypnose. L'ambiance est curieuse, on murmure à mon oreille …Les titres utilisés font aussi beaucoup pour l'intérêt général de cet objet sonore : ‘how is it going to end… ?' et ses 15 minutes idéales pour qui voudrait s'essayer à la lévitation… les morceaux qui suivent retournent à une veine plus dure comme au départ, une grille métallique sous disto dans un parking souterrain …des sons très froids, des messages dans les hauts parleurs… brrrrrr …le malaise est plus présent sur le dernier morceau ‘continuum' qui se balade dans les sphères froides et désolées à la Electronic Press Kit seul moment de l'album ou j'ai un peu de mal à tenir nerveusement.
Un excellent boulot, une ambiance surprenante dans laquelle se laisser glisser, une envie soudaine d'aller faire un tour au grenier pour jeter un œil dans cette malle mystérieuse qui renferme certainement de dangereux mystères … et quelques fantômes.

 
© Archetyp.org 2005